Le Vendée Globe raconté à un rugbyman

Publié par Nicolas le 17/11/2016

Vendée Globe - Alex thomson

Tournoi des 6 nations, Stade de France, on reçoit l’Angleterre. C’est une bonne période pour la France, ça fait plusieurs saisons qu’on gagne, et là on est presque au Grand Chelem, c’est le dernier match à gagner, à la maison en plus, du velours…

L’équipe de France est sûr d’elle, les Anglais sont bourrins et brouillons, leur age d’or est passé, nous organisé, précis, une équipe solide et fiable, ça va être du beau spectacle.

Comme prévu, on est solide sur nos appuis, bon sur toutes les phases de jeu, les anglais en veulent mais ils sont fébriles… ça se confirme rapidement avec une première faute bête des anglais dans leur moitié de terrain qui ramène une pénalité puis 3 points pour la France.

On est toujours en début de match, mêlée française proche des 22 mètres anglais, c’est le moment de planter un essai pour se mettre à l’aise pour le reste du match. La sortie est malheureusement capricieuse, le demi de mêlée doit rebaisser la tête pour choper le ballon et prend un 14 de seconde de retard, il ne voit pas le 3 ligne anglais se détacher et paf, interception anglaise !!!

L’avant anglais contourne le pack par la gauche et dans son élan traverse les arrières qui étaient loin du ballon ! Il est passé ! Il file tout seul vers l’en-but !!!

Les arrières français se lancent à sa poursuite confiant, mais rapidement il comprenne qu’il y a un problème « putain mais pourquoi il coure aussi vite, c’est pas un gros*?!? », crie le 10 fou de rage ! Alors ils se mettent à courir comme des dératés, mais l’avant anglais passe le milieu du terrain en prenant encore de l’avance… le désespoir semble poindre quand tout à coup…

(…)

Malheureusement il va falloir attendre un peu pour connaître la suite 😉 le match est en cours, mais si vous voulez voir 6 coqs courir derrière un rosbif sur un terrain long comme celui d’Olive et Tom, il suffit de suivre le Vendée Globe 2016 !

*gros : pack d’avants en rugby, ils ont pour boulot de baisser la tête et distribuer les baffes, pas de courir… enfin ça dépend, mais bon…

Quelques têtes de séries :

Alex Thomson : 3 ligne Anglais. Il court le poing devant, toujours, au cas ou…

Armel Le Cléac’h : Numéro 10 modèle, comme on n’en a pas eu depuis Michalak. 2 fois déjà qu’il rate le grand chelem d’un cheveux, ce match c’est le sien.

Vincent Riou : L’arrière, toujours là, fiable, polyvalent, il joue aussi bien à la main qu’au pied et n’a pas peur de relancer de loin.

Sebastien Josse : L’ailier expérimenté, on ne le voit pas trop mais il peut surgir d’un coup pour renverser le match.

Paul Meilhat : Le jeune demi de mêlée, on ne sait pas encore trop ce qu’il fait là, ni comment il réussi à tenir son poste, mais il arrive toujours à ses fins avec panache !

Jean le Cam : Numéro 1 sur le terrain, à table, et à la buvette. C’est également un excellent distributeur de baffes qui ne lâche rien, JAMAIS.

Jéremy Beyou et Yann Eliès : Les 34. Sur-entraînés, rapides, ils ont tout gagné en national et cherchent leur place en international.

Jean-Pierre Dick : Responsable Diététique. On se sait pas trop ce qu’il fait là, ni à quoi il sert, il est peut-être copain avec le patron de la fédé?

Betrand de Broc : Vieux pilier. On n’ose plus lui dire de sortir depuis qu’il s’est recousu la langue sur le terrain pour ne pas perdre sa place il y a 20 ans…