Journal du bord du 23/01/17

Publié par Nicolas le 23/01/2017

Il va y avoir un peu de changement dans le journal de bord, l’écriture quotidienne n’est pas un rythme qui me convient pour le moment… Ecrire à heure fixe, devoir écrire, ne pas prendre le temps de poser les mots, les idées, ça pourrait devenir une contrainte…

Pourtant le journal de bord, ou livre de bord, est une obligation en bateau. Je dois consigner ce qu’il se passe, ou l’on va, la météo, etc… C’est également un élément de sécurité si je le partage en ligne, au moins à mes proches, tout le monde sait ou je vais et qui est à bord pour aider les secours.

Et puis il y a une nouveauté… visiblement les petites vidéos que j’ai mise sur le journal du bord à l’arrivée à la Corogne ont beaucoup plu. Ça fait 2 ans que je cherche comment raconter notre histoire, j’ai essayé la vidéo, mais ce fut douloureux. Ca ne me dérange pas de parler à mon téléphone ou à une caméra, c’est plus difficile de me revoir derrière, mais c’est surtout le montage qui ne passait pas du tout… Et puis une petite voix s’est élevée dans le bateau, mais Papa, je peux le faire moi le montage, j’adore ça !!! Vendu.

Voila, hier on a commencé à filmer, la première vidéo devrait arriver dans la matinée 😉

Le journal de bord va prendre une direction plus libre du coup, je sors du rythme quotidien même si je me contraindrais à publier au moins les grands événements par sécurité et obligation donc, mais il n’a plus vocation à raconter le quotidien, sauf quand ça me chantera. Point.

Du coup je vais vous raconter notre visite de Porto hier 🙂

Il y a un guide des ports et mouillages à bord du bateau, il date un peu, mais il n’est franchement pas vendeur pour la côte Portugaise et particulièrement Porto… Il fallait selon lui se mettre dans un port industriel nauséabond au nord de Porto, puis prendre le bus ou le taxi pour s’y rendre. Du rêve en barre.

Sur ma carte, je remarque une marina à l’entrée de la Douro, la rivière qui traverse Porto, qui n’était pas signalé dans le guide. Je regarde rapidement sur Internet, mais ça à l’air top ! Elle est récente, elle a super bonne réputation, c’est joli, proche de Porto, bref… changement de plan.

L’accueil fut improbable de gentillesse. Les commentaires sur Google Maps le signalait, je le confirme. Dans un français parfait, en moins de 20 min une personne nous avait aidé à accoster, une autre avait fait notre dossier, on avait les accès à toutes les installations de la marina (douche/toilettes/buanderie/etc…), une présentation de Porto et comment nous y rendre, une présentation de l’atypique village de pécheur à côté de la marina, une réduction parce qu’on est de l’asso STW, et il parait même qu’on m’amène les croissants ce matin!

Le programme était donc d’aller à Porto à pieds, après 3,5km d’une balade le long de la Douro et des caves de Porto, puis de revenir manger du poisson au village de pécheur.

Porto

Porto est une ville surprenante, belle, vivante, et bordélique. Une sorte de Venise à la Marseillaise… vous voyiez? Enfin je dis ça, je ne pourrais pas la prétendre la connaître, mais c’est le sentiment qui s’en dégage après nos 10km de marche d’hier.

Porto

C’est un joyeux mélange de couleurs, de bâtiments imposants coincés dans une myriade d’habitations, de lustre et de délabre.

Porto

Sur les hauteurs, c’est le rendez-vous des jeunes et des blogueuses modes qui posent. Tout y est mélange et indéterminisme.

Porto

Puis la nuit fut. Et encore de nouvelles couleurs, de nouveaux sons, de nouvelles odeurs, les restaurants se remplissent de joie de vivre,

Porto

pendant que madame se fait belle…

Les 3,5km du retour furent durs. Nos jambes perdent vite l’habitude de marcher. Côme n’en peut plus, mais ne se plaint pas, enfin pas trop. Il est incroyable, il veut y arriver tout seul. Il trouve le temps long? Alors il courre. De plus en plus vite ! Je rigole mais pas trop, je commence à avoir du mal le suivre, je me contente de sourire.

Et puis la délivrance après 3h de marche.

Porto

Vous voyez, c’est pas mieux quand je prends le temps pour écrire?

Programme pour aujourd’hui, lavage, rinçage, rangement du bateau et des hommes, finition de la vidéo pour Côme, et quand tout est prêt, on reprend la mer, direction Gibraltar !

La météo est incertaine, il y a un petit flux de Nord qui va nous pousser le plus loin possible le long du Portugal, mais ensuite c’est un méchant flux de Sud qui va nous barrer la route… Arrivera-t’on à passer? Je sais pas, on verra. On pourra s’arrêter à Cascais ou ailleurs. On descend en tout cas.

Bon lundi à tous !

Nicolas