Sous le soleil andalou

Publié par Nicolas le 07/02/2017

On se précipite dans la tempête pour passer Gibraltar avant qu’un vent ne nous bloque au Portugal, et pof, on s’arrête… Étonnant. Pourquoi se sentir si pressé si c’est pour prendre son temps juste derrière ?

On fond de moi je le sais, mon insatiable recherche de liberté. Devant la porte je suis contraint, derrière je suis libre. La liberté est en soi une contrainte. Elle nécessite de franchir des portes…

Quoi qu’il en soit, au lieu de profiter du Portugal, c’est l’Andalousie qui nous a accueilli, et quel accueil !!!

Ça a commencé par accident, on s’amarre au port espagnol de la Linéa de la Conception au lieu de Gibraltar au couché du soleil, et on regarde cette ville étrange, aux faux airs de Floride, avec ses palmiers et ses bâtiments tout neuf en front de mer. L’accueil est également faussement professionnelle. Tout sonne faux à vrai dire…

Mais le far est bien fin, il faut moins de 5 min à l’accueil de la marina pour enfin voir apparaître un sourire, il en faudra un peu plus au serveur, mais on pourra quand même voir qu’il a y des hommes et des femmes derrière ces robots.

Quand à la Linéa, il faut juste passer la première ranger de bâtiments pour la trouver. Une ville pauvre, décrépit, mais tellement vivante !

Pourquoi se cacher ainsi ? Oublier un passer douloureux ? Lutter contre sa nature me semble vain… Et les gens qui se cachent mal attise la curiosité. Quelle est la nature de l’Andalousie ? Elle me saute aux yeux: la famille, les amis, et la bonne bouffe !

Du coup je me suis senti chez moi, et on en a bien profité, surtout du marché matinal, le poumon de la ville. Fruits, légumes, viandes et poissons frais, rien ne manque. Dans une animation totalement opposée à l’inerte front de mer, je suis allé y faire mes petites courses tous les matins, plus par plaisir que par réelle nécessité, et on a bien mangé, et bien profité de ce moment de voyage et de découverte.

Puis ce fut Malaga. La Calétat de Velèz plus précisément. A l’invitation d’un développeur qui fait le même métier que moi, on est allé se mettre dans ce petit port, avec la promesse d’une rencontre et d’une bonne soirée.

Finalement la soirée commencera à 14h, on passe nous prendre pour aller à un anniversaire dans la campagne andalouse. 30 personnes dont la moitié francophone, un repas qui dure l’après-midi, la bière dont le débit ne sera interrompu que par le traditionnel gin tonique digestif, ou apéritif… Vu l’heure on ne sait plus trop… Des rires, des grandes discussions, des débats enflammé, tout y est ! La joie de vivre sous le soleil espagnol est partout.

La journée se finira au restaurant qu’on quittera après 1h du matin si ma mémoire est bonne. Éreinté, mais beaucoup plus riche que le matin même…

Merci Jimmy et Hélodie de nous avoir partager ce bout de votre vie, on est pas prêt d’oublier ^^

Maintenant on reprend la route vers nouvelles aventures, une autre Espagne, d’autres rencontres… On voyage, pour de vrai !

Nicolas