Routine, vie privée et nouveau départ

Publié par Nicolas le 20/02/2017

La routine s’est petit à petit installée à bord d’Okolé. Elle s’immisce doucement mais surement dans notre vie, remplaçant la grande aventure par un quotidien qui file à la vitesse du vent… et j’en ai échappé ma plume 😉

C’est plus facile de raconter l’extra-ordinaire, de trouver un angle, une histoire. L’ordinaire se répète, et même si il est très agréable à vivre, je ne fais que tourner autour des mêmes mots, des mêmes idées…  Et puis j’aime aussi le silence, la solitude.

On me pose régulièrement la question sur la vie privé et les limites du partage. Pour moi la différence entre partager une expérience et sa vie privée se situe dans la liberté. Je sacrifierai ma vie privée le jour ou j’écrirai parce qu’on me le demande, pour un autre besoin que celui d’assouvir mes propres envies profondes. Je fais ça pour moi, ma vie privée restera intacte tant que je m’y tiendrais. C’est ce que j’ai fait.

Tout ça pour dire qu’on est finalement bien arrivés chez nous, dans le Var, samedi soir après 1 mois et 2 jours de navigation \o/

On s’est mis au mouillage dans la baie du Niel, à Giens, l’un des plus beaux endroits au monde…

Je ne vous demande pas de me croire hein 😉 Mais c’est notre refuge, notre étalon pour juger la beauté du monde. On s’y sens bien depuis plusieurs années déjà, et il n’y a pas d’autres endroits pour nous donner cette énergie, cette sérénité, cette envie d’aimer le monde et de partir à sa découverte.

Et ce ne fut pas vraiment une arrivée. On n’a pas débarqué. On a embarqué. Embarqué le reste de la famille. On a juste fini le convoyage pour entamer notre nouveau voyage, en famille ce coup-ci, et immobile la plupart du temps. On va vivre à bord, dans ce petit paradis, pour finir de préparer le bateau 🙂

On va rester dans le coin jusqu’en Juillet, puis on partira, direction la Grèce pour naviguer de conserve avec Clémentine, le voilier qui nous a formé et inspiré, et avec Christophe, son propriétaire, sans qui je ne serais pas là à vous raconter tout ça…

Et quand l’été déclinera, on partira. Pour de bon ce coup-ci. Pour la Patagonie, si l’envie est toujours là !