L'aventure

Publié par Nicolas le 09/09/2017

Partir, sortir, s’abandonner à un présent qu’on ne maîtrise pas.

Permettre la découverte, de soi, des autres, du Monde.

L’aventure imprègne ma vie, mais j’ai parfois l’impression de fuir… Fuir le quotidien, fuir la monotonie, fuir l’entendu.

Je crois qu’on pourrait définir l’aventure comme le fait de chercher à sortir de sa zone de confort. L’aventure est à sa porte nous dit-on, la porte de son confort, de son chez soi, de ce qu’on maîtrise tant bien que mal. Quelle idée saugrenue de vouloir s’en échapper ?

Si je fuis quelque chose, c’est bien ça, la zone de confort. Pourquoi ai-je ce besoin viscéral d’en sortir ? Cette espèce d’insatisfaction qui pointe son nez dès que les choses se calme dans ma vie ? Est-ce de l’ennui ? Ou de la curiosité ? Suis-je repoussé par l’intérieur ou attiré par l’extérieur ?

Ce besoin de toujours tout remettre en cause a de toute évidence participé à ma situation. Si ma partenaire de route s’amusait des chemins aventureux que nous prenions, il y a un moment où la fatigue s’est faite sentir, surtout quand la motivation originelle n’est pas partagée.

Pourtant… c’est bien l’envie mon moteur. L’envie de découvrir. De me découvrir, de découvrir les autres. Aller à la rencontre du Monde.

Entreprendre seul est déjà amusant, mais ça pourrait être sympa d’avoir un équipier aussi non ? Puis deux, puis trois ? Et puis ça serait dommage de s’arrêter là, on va s’ennuyer au bout d’un moment…

Bien sur que c’est toujours plus difficile, mais quand on commence à maîtriser une situation, on peut se le permettre, non ?

Ma vie ressemble à ça. Des marches qui se succèdent. Je n’aime pas le plat, je regarde avec envie la marche suivante, en permanence. Et je vois loin en général, la marche n’est pas encore franchit que la suivante me fait déjà de l’œil. Peu de gens le savent mais je prépare depuis déjà longtemps un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance… Je ne sais pas du tout si je le ferais, mais j’y pense quotidiennement depuis plusieurs années déjà. Je suis comme ça, une imagination sans réelle limite. Seule ma réalité est limitée par ce que je suis, ce que je suis capable de faire. Alors autant s’assurer d’être toujours à la limite, pour ne pas en perdre une miette !

Et quel sens donner à la vie si ce n’est la découverte ?

Cette soif de liberté, d’aventures, de découvertes, c’est certainement le sens que j’ai donné à ma vie, et l’équilibre est mon art.

Bien sur je tombe parfois… ça vient de m’arriver. Mais ne pas continuer c’est renoncer à ce que je suis, à tout ce que j’ai, à moi.

Je cours, j’avance, je tombe, je me relève donc. On peut regarder derrière pour savoir ce que je fuis, ou devant pour connaître ma nouvelle chimère, mais est-ce vraiment si important ?

J’avance… donc je suis.